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| RESISTER FACE A LA CENSURE ET LA PROPAGANDE | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| © Manon Ott & Grégory Cohen Avec quinze noms de plumes différents et un recours constant aux figures de style, Ludu Sein Win multiplie les subterfuges pour contourner la censure. Il refuse de céder à la peur, mais il admet que ce sont parfois ses libertés les plus « intimes » qui lui échappent. « Ils voudraient même contrôler nos pensées ». Propagande, surveillance et censure font partie de l’ordinaire des Birmans. Mais au-delà, c’est aussi contre l’absurdité, que les auteurs sont contraints de se battre. Tableau interdit pour avoir utilisé de manière excessive la couleur rouge, condamnation à sept ans de prison des Frères Moustache pour avoir ironisé sur la corruption des forces de l’ordre au cours d’un spectacle. Par ces mesures coercitives, la junte espère décourager tout esprit de dissidence. Pourtant, à y regarder de plus près, entre les lignes ou en privé, un certain nombre d’attitudes et d’actions sont l’expression d’un non-conformisme politique. Aussi épars et anodins qu’ils puissent sembler, ces comportements n’en sont pas moins des signes de courage et d’insoumission. Le signe que, peu à peu, la dictature se fissure. >> LIRE le témoignage de Ludu Sein Win, célèbre écrivain birman. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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